La rétr’hommage Aznavour

Charles Aznavour, mort dans la nuit de dimanche à lundi à 94 ans, était le dernier «grand» de la chanson française, dont il a été l’ambassadeur à travers le monde. J’ai souhaité lui rendre hommage en animant une rétrospective dont il fut le fil rouge. 70 ans de carrière, 1200 chansons dans 8 langues différentes, 60 films : il y a de la matière.

Première séquence : l’ouverture

L’objectif de la première séquence de cette rétrospective est de qualifier comment s’est déroulé la dernière itération. Pour cela, j’avais affiché au mur une sélection de 24 chansons de Charles Aznavour parmi les plus connues en faisant en sorte d’avoir un panel diversifié permettant d’ouvrir l’expression.

For me formidable
Je m’voyais déjà
Hier encore
Avec un brin de nostalgie
Emmenez Moi
Et moi dans mon coin
Et moi je reste là
Je te réchaufferai
La Bohème
La mamma
Le temps
Les Comédiens
Mes Emmerdes
Non je n’ai rien oublié
Que C’est Triste Venise
Tu T’laisses Aller
À ma manière
Alors je dérive
Au piano bar
Ce N’est Pas Une Vie
Je Me Sens Très…
L’aiguille
L’indifférence
L’instant Présent

Deuxième séquence : la collecte des données

Charles Aznavour était également un grand acteur, la deuxième séquence se base donc sur sa filmographie. L’objectif est ici de recueillir les points positifs, irritants et bonnes idées. Pour cela, j’ai séparé l’espace de travail mural en 4 quadrants. Pour titrer les quatre zones, voici les films qui ont retenus mon attention :

  • La Tête contre les murs (1958) : nos irritants
  • Les Quatres vérités (1962) : les non dits qu’il est temps de partager
  • Pourquoi pa (-ris) ? (1962) : les bonnes idées (Pourquoi pas ?)
  • Viva la vie (1983) : ce qui fonctionne bien et qu’on garde tel quel

La séquence a été organisée en deux temps : 5 à 6 minutes de brainstorming individuel sur post-it. Ni trop peu pour laisser le temps de poser les idées, ni trop mais suffisamment pour atteindre le syndrôme de la page blanche, permettant de générer des idées plus spécifiques (et donc moins « bateaux »). Le deuxième temps est consacré au partage des idées inscrites sur les postit. A tour de rôle les participants se lèvent et partagent leurs idées. Des questions sont possibles pour clarifier et comprendre l’idée émise mais l’objectif n’est pas ici de résoudre la problématique partagée.

Troisième séquence : la génération d’idées

Le groupe ayant été très productif, la troisième séquence démarre par un vote à points afin de prioriser rapidement la liste des sujets à traiter ensuite. Chaque participant se voit remettre trois votes (des gomettes, des bâtons au marqueur, etc.) qu’il peut répartir où il souhaite. L’ordre des sujet à traiter émerge. Il est alors temps de creuser, discuter et identifier des solutions pour les sujets ou irritants préalablement identifiés. Nous avons fonctionné par itérations de 15 minutes pour identifier les solutions et actions envisageables. Au bout de 3 itérations, un plan dactions s’est dessiné.

 

Quatrième séquence : décider les actions

L’objectif de la quatrième séquence est de sélectionner les actions d’amélioration à réaliser sur le prochain sprint. En effet, l’équipe devra choisir tenant compte de l’effort qu’elle est en capacité de dédier à l’amélioration continue et du niveau d’accessibilité des actions. Pour cela, j’ai représenté le musée Charles Aznavour dédié à sa carrière et inauguré en 2011 en Arménie. La taille du schéma conditionne le nombre d’actions à y faire figurer, limitant ainsi le nombre d’actions à mener en parallèle.

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